Une promesse de financement pour appâter les professionnels
Le courrier vise des entreprises et des exploitants agricoles. Il évoque une accréditation attribuée par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, puis un financement versé après l’accomplissement de « formalités ».
D’après Actu Lomé, qui a révélé l’affaire, le document mentionne aussi un transfert géré depuis un bureau régional au Kenya et demande les coordonnées bancaires des structures ciblées. Une promesse de fonds, même sur papier à en-tête, ne prouve pas qu’une procédure est officielle.
Des frais à payer avant le versement
Le courrier réclame 660 dollars, présentés comme des frais juridiques, et impose un délai court pour payer. Promesse de financement, paiement préalable et urgence : ce trio réunit les signaux classiques d’une escroquerie.
Avant de payer ou de transmettre ses coordonnées bancaires, une entreprise doit obtenir une confirmation par un canal officiel. Elle peut contacter directement le ministère à partir des coordonnées publiées sur ses supports institutionnels.
Comment réagir ?
- Ne rien payer et ne transmettre aucune coordonnée bancaire.
- Conserver le courrier, les numéros de téléphone, les adresses e-mail et les liens utilisés par les interlocuteurs.
- Signaler les faits au CERT.tg, le Centre national de réponse aux incidents de cybersécurité, par e-mail à incidents@cert.tg ou par téléphone au +228 22 53 59 80 et au +228 70 54 93 25. Selon sa fiche de présentation officielle, le centre est joignable 24 h sur 24, 7 jours sur 7.





