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Économie

Autoroute Abidjan-Lagos : le Togo propose d’accélérer le projet

Réuni à Lomé le 30 octobre, le comité ministériel de pilotage de l’autoroute Abidjan-Lagos a examiné des propositions du Togo sur le financement, la gestion du corridor et la coordination des travaux entre les cinq pays concernés.

La Rédaction · 3 min de lecture
Réunion du comité ministériel de pilotage de l’autoroute Abidjan-Lagos à Lomé, délégations du Togo et du Nigeria
Photo : République togolaise

L’essentiel en 3 points

  1. Le coût estimatif de l’autoroute, évalué au départ à 15 milliards de dollars, pourrait être ramené à 13, voire 10 milliards de dollars selon les options de financement examinées.
  2. Le Togo demande que l’Autorité de gestion du corridor Abidjan-Lagos (ALCoMA) devienne rapidement opérationnelle, avec le recrutement de son directeur général.
  3. Il propose une gestion centralisée de la libération des terrains et un mécanisme commun de péréquation financière entre les États.

Le Togo souhaite voir s’accélérer le projet d’autoroute Abidjan-Lagos. Lors de la 23e réunion du comité ministériel de pilotage, tenue le vendredi 30 octobre 2026 à Lomé, le ministre délégué chargé des Travaux publics et des Infrastructures, Sani Yaya, a présenté plusieurs propositions. Elles portent sur le financement, la gestion du corridor et la coordination des travaux entre les cinq pays concernés.

Un coût de l’autoroute Abidjan-Lagos revu à la baisse

Le ministre a mis en avant la révision à la baisse du coût estimatif de l’ouvrage, initialement évalué à 15 milliards de dollars. Selon le portail officiel de la République togolaise, les options de financement examinées pourraient ramener ce montant à 13 milliards, voire à 10 milliards de dollars.

Sani Yaya a également défendu une approche intégrée, fondée sur la mutualisation des charges financières et sur un mécanisme de solidarité entre les États. Les bailleurs et les montages retenus n’ont pas été précisés.

Rendre l’ALCoMA opérationnelle

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Le Togo insiste sur la mise en place effective de l’Autorité de gestion du corridor Abidjan-Lagos (ALCoMA). Cette entité supranationale est chargée de coordonner le développement et la gestion de l’ensemble du corridor. Son conseil d’administration est déjà constitué. Le Togo souhaite que les autres organes deviennent rapidement opérationnels, avec le recrutement du directeur général et des responsables techniques.

Terrains et partage des charges

La disponibilité des emprises foncières est une autre préoccupation soulevée par le Togo. Pour éviter que les procédures d’expropriation, d’indemnisation et de libération des terrains ne retardent les travaux, le pays propose une approche centralisée, coordonnée par l’ALCoMA avec l’accompagnement des partenaires financiers.

Le ministre a enfin proposé la création d’un mécanisme commun de péréquation financière. Les tronçons n’offrent pas tous les mêmes perspectives de rentabilité : certains pourraient générer davantage de recettes que d’autres. Ce mécanisme répartirait les charges entre les États, afin que ceux dont les tronçons seraient moins rentables ne supportent pas seuls leur financement.

Un axe de 1028 km sur six voies

Longue d’environ 1028 km, l’autoroute doit relier la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria. Prévue sur six voies, elle doit faciliter le transport des personnes et des marchandises en Afrique de l’Ouest. La date de démarrage des travaux n’a pas été communiquée.

Pourquoi c’est important

Pour les entreprises de BTP, de transport et de logistique, ce chantier de six voies sur environ 1028 km est l’un des grands projets d’infrastructure de la région. Les propositions du Togo portent sur ce qui retarde le plus souvent ce type de projet : le bouclage du financement, la mise en place d’un maître d’ouvrage commun et la libération des emprises. Le calendrier des travaux n’a pas été communiqué.

Sources

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