Du financement des PME à celui des routes, Naka Gnassingbé de Souza change d’échelle. L’ancienne responsable de l’Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME/PMI (ANPGF) a officiellement pris la direction générale de la Société nationale de financement routier (SONAFIR), vendredi 23 octobre 2026 à Lomé. La passation de charges s’est tenue avec Atoute Outchantcha, jusque-là à la tête de la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER).
Un mandat qui dépasse l’entretien routier
Cette arrivée intervient quatre mois après l’adoption du décret créant la SONAFIR, lors du Conseil des ministres du 26 juin. La nouvelle société se substitue à la SAFER, dont le dispositif, mis en place en 2012, était centré sur le financement de l’entretien du réseau.
Le gouvernement justifie cette transformation par les insuffisances relevées dans la capacité de l’ancienne structure à couvrir les besoins routiers. La SONAFIR doit mobiliser davantage de ressources en diversifiant ses instruments de financement et en développant des partenariats. La réforme répartit également les responsabilités : à la SONAFIR le financement, à AGEROUTE TOGO la maîtrise d’ouvrage déléguée des projets.
Une expérience dans l’accompagnement des entreprises
Avant cette nomination, Naka Gnassingbé de Souza dirigeait l’ANPGF. Selon les statistiques publiées par l’agence au 31 décembre 2024, son volume cumulé de financement dépassait 17,5 milliards de FCFA, pour 1 400 PME accompagnées financièrement. L’institution indique également former plus de 3 000 porteurs de projets par an. Ces chiffres correspondent au bilan de l’agence à cette date, et non à la seule année 2024.
Ce parcours lui apporte une expérience des mécanismes de financement et des relations avec les entreprises. Sa nouvelle mission porte toutefois sur des investissements d’une autre ampleur, avec des besoins de ressources et des échéances propres aux infrastructures.
Pourquoi c’est important pour les entreprises
Pour les transporteurs, les industriels ou les commerçants, l’enjeu est concret : une route dégradée peut rallonger les délais de livraison, accroître l’usure des véhicules et compliquer l’accès aux marchés. Le financement régulier de l’entretien compte donc autant que l’ouverture de nouveaux axes.
La portée économique de cette réorganisation se mesurera aux moyens effectivement mobilisés et à leur traduction sur le réseau. Les premiers financements annoncés, les projets retenus et leur calendrier permettront d’apprécier ce que la SONAFIR change pour les usagers et les entreprises.





