Une commande peut attendre quelques heures. Une chambre froide, beaucoup moins. Pour les entreprises dépendantes d’une alimentation continue, les coupures posent une question très concrète : comment tenir ses engagements lorsque l’énergie devient imprévisible ?
Invité de la TVT le 20 octobre, le directeur général de la CEET, Ilagou Ayeva, a expliqué les perturbations par les travaux de maintenance de WAPCo sur le gazoduc approvisionnant les centrales. Selon le compte rendu publié par Togo First, leur achèvement est attendu à la fin du mois. Cette échéance constitue une perspective annoncée par l’opérateur, et non la garantie d’une alimentation sans interruption dès aujourd’hui.
Une production de secours plus coûteuse
Pour maintenir une partie de l’approvisionnement, les centrales utilisent des combustibles liquides. Le dirigeant les présente comme plus chers et moins efficaces que le gaz. Il indique également que la situation évolutive dans la sous-région complique l’établissement d’un programme prévisionnel des coupures.
Ce surcoût de production ne permet pas, à lui seul, de conclure à une hausse prochaine du tarif payé par les abonnés. En revanche, une entreprise équipée d’un groupe électrogène doit intégrer ses propres dépenses de carburant et d’entretien dans son coût d’exploitation.





