Le nombre de créations d’entreprises augmente au Togo. De janvier à septembre 2026, le Centre de formalités des entreprises (CFE) a enregistré 11 978 immatriculations, contre 11 099 un an auparavant. La progression atteint 7,9 %, selon les données relayées par Togo Officiel le 14 octobre.
Ce bilan représente 879 structures supplémentaires entrées dans le registre. Il témoigne d’une hausse des enregistrements, mais appelle une lecture plus fine : la tendance annuelle ne décrit pas à elle seule le rythme récent des créations.
Un rebond trimestriel qui masque un ralentissement mensuel
Avec 4 357 immatriculations, le premier trimestre demeure le plus dynamique. Après 3 772 créations au deuxième trimestre, le troisième en totalise 3 849. Le rebond est de 2 %, selon un calcul effectué à partir des données publiées.
À l’intérieur de ce dernier trimestre, les fiches mensuelles du CFE montrent pourtant une baisse : 1 374 entreprises en juillet, 1 250 en août et 1 225 en septembre. Entre juillet et septembre, le recul atteint donc 10,8 %, selon notre calcul.
Ces mouvements ne sont pas contradictoires. Le total d’un trimestre peut dépasser celui du précédent alors que les créations diminuent d’un mois à l’autre. Le niveau de septembre reste, par exemple, supérieur aux 1 097 immatriculations de mai rapportées par Togo First.
Une formalisation qui ne renseigne pas sur la taille des activités
La fiche de septembre apporte un autre éclairage : 727 enregistrements concernent des personnes physiques et 498 des personnes morales. Les premières représentent environ 59 % du total mensuel.
Cette répartition décrit les formes juridiques retenues. Elle ne permet pas de déterminer le nombre de salariés, les capitaux investis ou le poids économique de chaque nouvelle structure. Une immatriculation ne correspond pas nécessairement à un emploi supplémentaire, ni à une activité déjà pleinement opérationnelle.
Pour apprécier les effets sur l’économie, il faudrait rapprocher ces données du nombre de cessations, de la survie des entreprises et de leur activité effective.
Les causes du ralentissement restent à établir
Les chiffres disponibles ne permettent pas d’attribuer la baisse de juillet à septembre à un facteur précis. Sans comparaison avec les mêmes mois des années précédentes, il serait notamment prématuré d’y voir une rupture durable plutôt qu’une variation saisonnière.
Le constat est donc double : davantage d’entreprises ont été enregistrées sur neuf mois, mais le rythme mensuel s’est tassé au troisième trimestre. La publication des données de fin d’année permettra de voir si ce mouvement se prolonge.





