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Entreprises

Électricité au Togo : les entreprises face au coût de l’incertitude

La CEET situe à la fin octobre la normalisation attendue de la fourniture d’électricité. Pour les entreprises, l’enjeu immédiat reste la continuité de l’activité, dans un contexte où aucun calendrier précis des coupures n’est disponible.

La Rédaction · Mis à jour le 2 novembre 2026 · 2 min de lecture
Électricité au Togo : les entreprises face au coût de l’incertitude

L’essentiel en 3 points

  1. La CEET attribue les perturbations à la maintenance du gazoduc de WAPCo.
  2. Le recours aux combustibles liquides renchérit la production électrique, selon son directeur général.
  3. Les entreprises restent sans visibilité précise sur les horaires d’interruption.

Une commande peut attendre quelques heures. Une chambre froide, beaucoup moins. Pour les entreprises dépendantes d’une alimentation continue, les coupures posent une question très concrète : comment tenir ses engagements lorsque l’énergie devient imprévisible ?

Invité de la TVT le 20 octobre, le directeur général de la CEET, Ilagou Ayeva, a expliqué les perturbations par les travaux de maintenance de WAPCo sur le gazoduc approvisionnant les centrales. Selon le compte rendu publié par Togo First, leur achèvement est attendu à la fin du mois. Cette échéance constitue une perspective annoncée par l’opérateur, et non la garantie d’une alimentation sans interruption dès aujourd’hui.

Une production de secours plus coûteuse

Pour maintenir une partie de l’approvisionnement, les centrales utilisent des combustibles liquides. Le dirigeant les présente comme plus chers et moins efficaces que le gaz. Il indique également que la situation évolutive dans la sous-région complique l’établissement d’un programme prévisionnel des coupures.

Ce surcoût de production ne permet pas, à lui seul, de conclure à une hausse prochaine du tarif payé par les abonnés. En revanche, une entreprise équipée d’un groupe électrogène doit intégrer ses propres dépenses de carburant et d’entretien dans son coût d’exploitation.

Pourquoi c’est important

Le risque économique dépasse les heures d’arrêt. Une interruption peut désorganiser une équipe, retarder une livraison ou compromettre la conservation d’un produit. Ce sont des mécanismes de risque ; les sources consultées ne permettent pas de chiffrer les pertes des entreprises togolaises pendant cet épisode.Prenons un exemple purement illustratif : 10 000 FCFA de dépenses supplémentaires par jour représentent 100 000 FCFA sur dix jours. Pour apprécier l’effet réel sur la marge, il faut encore ajouter les éventuelles ventes perdues et les charges supportées pendant l’arrêt.Dans cette situation, distinguer les équipements indispensables des usages reportables permet de mieux organiser les ressources de secours. Le suivi des heures d’interruption et des dépenses associées donne aussi une base plus solide pour mesurer le coût de la crise.Le prochain indicateur à surveiller sera donc double : l’achèvement effectif de la maintenance et la régularité de la fourniture après les travaux. Pour un chef d’entreprise, une date annoncée devient utile lorsqu’elle se traduit par une activité à nouveau prévisible.

Sources

SecteurÉnergie
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