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Économie

Nucléaire civil : le Togo et Rosatom signent un mémorandum d’entente

Le Togo a signé le mercredi 28 octobre 2026 à Moscou un mémorandum d’entente avec Rosatom, le groupe public russe spécialisé dans le nucléaire, sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.

La Rédaction · Mis à jour le 2 novembre 2026 · 3 min de lecture
Signature du mémorandum d’entente sur le nucléaire civil entre le Togo et Rosatom, le 28 octobre 2026 à Moscou
Photo : République togolaise

L’essentiel en 3 points

  1. Le mémorandum a été signé le 28 octobre 2026 à Moscou, en marge du troisième Sommet Russie-Afrique.
  2. Il couvre la production d’électricité, la santé et l’agriculture, ainsi que la possibilité de recourir à des unités flottantes de production d’électricité.
  3. Il prévoit aussi la formation de spécialistes, le développement des compétences et des infrastructures nucléaires.

Le Togo et la Russie ont signé, le mercredi 28 octobre 2026 à Moscou, un mémorandum d’entente sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. L’accord a été conclu en marge du troisième Sommet Russie-Afrique, selon le portail officiel de la République togolaise.

Le document a été paraphé par le ministre délégué chargé de l’Énergie, Robert Koffi Messan Eklo, et par le directeur général de Rosatom, Alexeï Likhachev. Il établit un cadre de coopération couvrant plusieurs applications des technologies nucléaires.

Électricité, santé, agriculture et unités flottantes

Les domaines concernés comprennent la production d’électricité, la santé et l’agriculture. L’entente porte également sur la possibilité de recourir à des unités flottantes de production d’électricité.

Le mémorandum prévoit par ailleurs le développement des compétences, la formation de spécialistes et le développement des infrastructures nucléaires. La sensibilisation du public aux applications pacifiques de l’énergie nucléaire fait aussi partie des axes retenus.

Le communiqué ne précise ni montant, ni calendrier, ni projet de centrale identifié.

Un cadre national en construction

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Selon le gouvernement, cette démarche s’inscrit dans les efforts du Togo pour diversifier ses sources d’énergie et atteindre l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030, conformément aux objectifs du Pacte national énergie.

Le pays prépare ce terrain depuis plusieurs années. Il s’est doté en 2020 d’une loi sur l’utilisation pacifique du nucléaire et siège depuis septembre 2025 au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dont il est membre depuis 2012. Le 1er avril 2026, le conseil des ministres a adopté deux projets de loi autorisant l’adhésion du Togo à la convention sur la sûreté nucléaire et à la convention relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires.

En septembre, à Londres, le Togo a annoncé son adhésion à la Déclaration visant à tripler la capacité nucléaire mondiale d’ici 2050. La troisième édition du Nuclear Energy Innovation Summit for Africa (NEISA) est annoncée à Lomé du 1er au 3 juin 2027.

Pourquoi c’est important

Pour les entreprises, l’accès à une électricité fiable reste une condition de l’investissement et de la production. Ce mémorandum n’est pas un contrat : il fixe un cadre de coopération, sans montant ni calendrier communiqués. Il confirme toutefois que le nucléaire civil fait partie des options étudiées par l’État pour diversifier les sources d’énergie. Les acteurs de l’énergie, de l’ingénierie et de la formation technique ont intérêt à suivre les prochaines étapes, notamment le sommet NEISA annoncé à Lomé du 1er au 3 juin 2027.

Sources

SecteurÉnergie
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