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Finance

FANAF : à Lomé, les assureurs face au retour de l’assurance à crédit

Lomé a accueilli les 2 et 3 novembre le 12e forum de la FANAF. Les assureurs y ont examiné le relâchement de la règle « Pas de prime, pas de garantie » et l’accumulation des arriérés de primes.

La Rédaction · 3 min de lecture
FANAF : photo de groupe des participants au 12e forum à Lomé, novembre 2026
Photo : République togolaise

L’essentiel en 3 points

  1. Le 12e forum de la Fédération des Sociétés d’Assurances de Droit National Africaines (FANAF) s’est ouvert le lundi 2 novembre à Lomé, avec une fin des travaux prévue le mardi 3 novembre.
  2. Les travaux portent sur l’article 13 du Code CIMA : un contrat d’assurance ne prend effet ou n’est renouvelé qu’après le paiement préalable de la prime.
  3. Le ministre chargé des Assurances, Jean-Marie Koffi Tessi, a appelé à « un sursaut collectif pour rétablir une application rigoureuse de la règle ».

La FANAF a réuni les acteurs de l’assurance à Lomé pour son 12e forum, ouvert le lundi 2 novembre, selon le portail officiel de la République togolaise. La rencontre de la Fédération des Sociétés d’Assurances de Droit National Africaines porte sur les moyens d’améliorer la santé financière des compagnies d’assurance et de préserver leur pérennité. Les travaux, ouverts par le ministre chargé des Assurances, Jean-Marie Koffi Tessi, devaient s’achever le mardi 3 novembre.

Le forum de la FANAF revient sur l’article 13 du Code CIMA

Les participants se penchent sur l’application de l’article 13 du Code de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA), qui consacre le principe « Pas de prime, pas de garantie ». Adoptée en avril 2011, cette disposition conditionne la prise d’effet ou le renouvellement d’un contrat d’assurance au paiement préalable de la prime par le souscripteur.

Le retour de l’assurance à crédit

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Quinze ans après l’adoption du texte, les professionnels constatent un relâchement dans son application. La concurrence entre les compagnies et les facilités de paiement accordées à certains clients favorisent le retour de l’assurance à crédit, avec pour conséquence l’accumulation d’arriérés de primes.

« Cette réforme a été l’un des plus puissants vecteurs de crédibilité et de structuration de notre marché commun. Le relâchement progressif de son application, marqué par le retour des facilités de paiement et l’accumulation des arriérés de primes, appelle aujourd’hui à un sursaut collectif pour rétablir une application rigoureuse de la règle », a souligné le ministre Jean-Marie Koffi Tessi.

Trois chantiers sur la table

La rencontre de Lomé porte sur l’évaluation des impayés, l’analyse des facteurs qui expliquent le recul de la discipline de paiement et les mesures à prendre pour rétablir une application rigoureuse de la réglementation. L’objectif est de mobiliser les acteurs du marché autour de pratiques commerciales qui ne fragilisent pas l’équilibre financier des compagnies.

Pourquoi c’est important

Pour une entreprise qui souscrit une assurance, la règle est simple : selon l’article 13 du Code CIMA, le contrat ne prend effet ou n’est renouvelé qu’après le paiement de la prime. Les facilités de paiement accordées à certains clients sont précisément au centre des discussions de Lomé, qui portent sur les mesures à prendre pour rétablir une application rigoureuse de la réglementation. Les mesures retenues et le montant des arriérés n’ont pas été communiqués.

Sources

SecteurAssurance
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